La question de la durabilité

La population mondiale ne cesse d’augmenter. De 7 milliards d’habitants aujourd’hui, les projections montrent qu’elle devrait passer à 9 milliards en 2050. Les besoins nécessaires en ressources naturelles pour nourrir, habiller et faire vivre en général cette population augmentent logiquement, mais les réserves dont la planète dispose, diminuent dangereusement. Comment faire alors pour qu’un maximum de personnes puissent continuer à vivre le plus normalement possible aujourd’hui, sans pour autant hypothéquer les chances de survie des générations futures ? C’est dans ce cadre qu’intervient la notion de durabilité, très liée à celle de développement durable.
Apparu dans les années 1990, le terme durabilité désigne un concept d’organisation de la société humaine visant à répondre aux besoins actuels des populations de façon à conserver un niveau de vie convenable, tout en préservant les ressources de façon à assurer l’avenir des générations futures. Cette organisation doit prendre en compte un certain nombre de facteurs à l’échelle planétaire, et non plus seulement au niveau des pays ou des régions géographiques.

durabilité et écologie

Il s’agit de maintenir un environnement le plus sain possible en le protégeant si nécessaire, de gérer le développement économique au niveau mondial et dans la mesure du possible, d’obtenir une organisation sociale la plus équitable possible.
Nous ne sommes pas encore actuellement dans une période de durabilité. L’objectif est de tendre vers la durabilité à l’aide du développement durable notamment. Il s’agit entre autre chose de continuer à satisfaire les besoins énergétiques, en eau potable et en nourriture, tout en diminuant l’impact des activités humaines sur l’environnement afin de le préserver. Les moyens d’arriver à cet objectif sont nombreux.

Il peut s’agir de prendre des mesures individuelles, comme le tri des déchets, la diminution de la consommation en eau et en nourriture, la limitation des émissions polluantes (en utilisant les transports en commun et le covoiturage par exemple)…

Des mesures doivent également être prises à plus haut niveau. La production d’énergies non polluantes (éoliennes, fermes de panneaux solaires…), l’utilisation de véhicules et de machines moins polluantes, la protection des océans sont autant de pistes connues, mais souvent sous exploitées. La réorganisation des villes, l’optimisation des réseaux de transports collectifs dès leur conception et l’amélioration des réseaux existants, l’utilisation préférentielle de produits naturels à la place de pesticides chimiques et nocifs pour l’environnement sont autant de mesures qui peuvent aider à assurer l’avenir de la planète.

Mais toutes ces mesures ne pourront être pleinement efficaces sans une population éduquée, formée et sensibilisée à la protection de l’environnement. L’un des axes prioritaires dans les années à venir de tous les pays devra donc être l’éducation à la préservation de nos ressources naturelles.

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